{"id":817,"date":"2015-07-07T10:15:20","date_gmt":"2015-07-07T09:15:20","guid":{"rendered":"http:\/\/pierreisorni.com\/?page_id=817"},"modified":"2016-08-20T16:59:31","modified_gmt":"2016-08-20T15:59:31","slug":"critiques","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.pierre-isorni.fr\/?page_id=817","title":{"rendered":"CRITIQUES"},"content":{"rendered":"<div id=\"pl-817\"  class=\"panel-layout\" ><div id=\"pg-817-0\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-817-0-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-817-0-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"0\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<p>\"ISORNI UN CONSTRUCTEUR SENSIBLE\"<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1636  alignleft\" src=\"http:\/\/www.pierre-isorni.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/photo3-780x1024-1.jpg\" width=\"254\" height=\"347\" \/>Sur cette toute jeune et charmante galerie de la rue Carnot \u00e0 Versailles, Pierre Isorni a r\u00e9uni un ensemble harmonieux de portraits, paysages, natures mortes et surtout de gouaches. En un temps ou tant d'autres multiplient inconsid\u00e9r\u00e9ment les manifestations spectaculaires, voici un grand discret qui n'avait rien montr\u00e9 depuis son exposition au cercle Volney, en 1956.<\/p>\n<p>C'est dans cette solitude f\u00e9conde de Seine-Port qu'il a \u00e9difi\u00e9, l'une apr\u00e8s l'autre, ses compositions tr\u00e8s architectur\u00e9es, tr\u00e8s lumineuses ou il sait tout dire en quelques plans color\u00e9s, sans violence, avec un souci de construction qui laisse toujours une place \u00e0 la tendresse.<\/p>\n<p>Ren\u00e9 BAROTTE (Exposition Galerie Julliard 1964)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><span style=\"font-family: Calibri;\">C'est au c\u0153ur de Paris, pr\u00e8s de la Bourse, dans une vieille maison du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, que se trouve l\u2019atelier d\u2019Isorni. En gravissant les degr\u00e9s, j\u2019\u00e9voque tout un pass\u00e9. L\u00e0 en effet v\u00e9curent la famille Legouv\u00e9, le compositeur Paladilhe et George Desvalli\u00e8res, beau-p\u00e8re de notre peintre, qui vit encore. Par ce grand escalier, d'illustres visiteurs sont mont\u00e9s, Houdon, Delacroix, Liszt, Chopin, Berlioz, Gounod et tant d'autres. <\/span>Tout en haut de cette maison grise,\u00a0un logis clair et ensoleill\u00e9 : c'est dans ce cadre aux couleurs vives et harmonieuses que vit, solitaire, Pierre Isorni. Il a trente-cinq ans. Sa forte carrure semble le pr\u00e9disposer \u00e0 la lutte, et de sa physionomie se d\u00e9gage une impression de tranquille r\u00e9solution. Tout jeune, il commence \u00e0 dessiner et \u00e0 peindre. A dix-sept ans, il\u00a0entre \u00e0 l'\u00e9cole des beaux-arts qu'il quitte l'ann\u00e9e suivante, d\u00e9go\u00fbt\u00e9 de l'atmosph\u00e8re et de l'enseignement qu'il y trouve, mais non sans avoir fait un concours de Rome tr\u00e8s remarqu\u00e9. Puis un peu plus tard, il exposera r\u00e9guli\u00e8rement au Salon d'Automne jusqu'en 1942 et, en 1941, il obtiendra le Prix Blumenthal.<\/p>\n<p>Il se trace alors un plan de travail dans la solitude, tout en suivant attentivement l'\u00e9volution artistique de son temps. Mais ses inspirations sont autres et il se tient \u00e0 l'\u00e9cart des expositions et des manifestations officielles. Les toiles que l'on voit aujourd'hui chez lui sont le fruit de ce long et curieux apprentissage. Ici nous sommes \u00e0 l'oppos\u00e9, disons-le tout de suite, des recherches tapageuses. Isorni, d'ailleurs s'en explique simplement : \"J'avoue, nous dit-il, que je ne cherche pas \u00e0 suivre la mode, comme cela se voit souvent. Les recherches extr\u00eames et parfois frelat\u00e9es dont on nous abreuve nous ont men\u00e9s dans une sorte d'impasse d'o\u00f9 il faudra bien sortir un jour. On a le droit d'aspirer \u00e0 voir le peintre affronter sa toile avec plus de probit\u00e9 sans pour cela renoncer \u00e0 l'esprit d'aventure. Je crois d'ailleurs que les vrais novateurs r\u00e9prouvent ces fausses audaces. Cette abstraction tant vant\u00e9e d'aujourd'hui, que ne permet-elle comme tours de passe-passe ! \"Pour ma part, nous dit encore le peintre, je m'int\u00e9resse surtout \u00e0 la figure - et\u00a0je pense toujours \u00e0 ces visages qui s'inscrivent si fortement dans l'\u0153uvre des grands artistes \u00e0 travers les si\u00e8cles et qui aujourd'hui, apparaissent un peu comme des accessoires dans les ouvrages int\u00e9ressants.\" Ceci explique bien les peintures qui sont autours de moi : beaucoup de portraits d'une grande intensit\u00e9 d'expression aux couleurs chaudes et assourdies; quelques sc\u00e8nes d'int\u00e9rieur harmonieuses et calmes ; des compositions dont la noblesse surprend le visiteur ; des natures mortes aussi, savoureuses et solides, ainsi que certains paysages pleins de sensibilit\u00e9s. Dans cet ensemble, je veux noter surtout un nu dont les lignes s'\u00e9quilibrent en courbes savantes et fort bien venues. Les tons d'\u00e9mail sont d\u00e9licats et d'une belle mati\u00e8re : une impression tr\u00e8s myst\u00e9rieuse s'en d\u00e9gage. Aucune recherche ou id\u00e9e pr\u00e9con\u00e7ue dans le choix des sujets. Avec les portraits de sa femme, de ses enfants ou dans ses nus, auxquels viennent aussi s'ajouter des objets simples et familiers, on retrouve ce constant souci de composition et d'humanit\u00e9 qui donne \u00e0 ses tableaux un aspect si particulier. Peu \u00e0 peu, la personnalit\u00e9 de l'artiste, aux prises avec le c\u00f4t\u00e9 le plus \u00e2pre et le plus dangereux aussi de la peinture, se d\u00e9gage attachante et nuanc\u00e9e et nous nous plaisons \u00e0 augurer pour lui un grand avenir. C'est dire que nous souhaitons voir r\u00e9appara\u00eetre - un jour pas tr\u00e8s lointain - dans nos salles d'expositions, Pierre Isorni en pleine possession de son art.<\/p>\n<p>Dominique PALADILHE\u00a0 (\"ARTS\" 1945)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Peintre fran\u00e7ais, n\u00e9 \u00e0 Paris d'une m\u00e8re parisienne et d'un p\u00e8re originaire du Tessin, Pierre Isorni n'est pas un d\u00e9butant. Re\u00e7u au Salon d'Automne d\u00e8s 1930,<br \/> il obtint, en 1940, une bourse Blumenthal.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1637  alignright\" src=\"http:\/\/www.pierre-isorni.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Scan0001-1024x873-1.jpg\" width=\"278\" height=\"227\" \/> S'il ne s'est pas fait d'avantage conna\u00eetre c'est qu'il ne l'a pas voulu. Chose incroyable par les temps qui court, mais rigoureusement vraie, voil\u00e0 un artiste qui s'est abstenu, depuis bient\u00f4t vingt ans, d'attirer sur son \u0153uvre l'attention du public. Si vous me demandiez pourquoi, je n'h\u00e9siterai pas \u00e0 vous \u00e9tonner de nouveau en vous r\u00e9pondant que ce grand travailleur \u00e0 magnanimement choisi d'avoir termin\u00e9 son apprentissage avant de nous inviter \u00e0 d\u00e9cider, si oui ou non, il est un Ma\u00eetre. Voici donc d'Isorni et dans une salle dont l'ampleur n\u00e9cessite dangereusement, de la part de qui l'occupe, une envergure \u00e9gale, la premi\u00e8re exposition particuli\u00e8re. Je crois qu'il sortira victorieux de l'\u00e9preuve. Il me semble impossible, en effet, que cette peinture de choc et tout ensemble, si l'on y regarde mieux, impr\u00e9gn\u00e9e d'\u00e2me et de sensibilit\u00e9 fine, que cette peinture virile, franche et audacieuse, et pourtant nuanc\u00e9e, ne vous \u00e9meuve pas aussi bien, aussi profond\u00e9ment qu'elle m' a \u00e9mu, le jour ou un hasard m'en fit faire la d\u00e9couverte. Pierre Isorni sait compos\u00e9 mais on le sent incapable de mentir. Tout comme un abstrait, il pense son tableau, il exige qu'il soit d'abord un harmonieux assemblage d'arabesque de lignes, de volumes, de rythmes, de couleurs cristallines, m\u00e9langes sur toile blanche, de ce qui sort du tube de t\u00e9r\u00e9benthine, qui jouent \u00e0 se r\u00e9pondre. Il ne consent pourtant pas \u00e0 sa m\u00e9taphore plastique, il respecte l'objet, la chose, l'\u00eatre. Il ne simplifie pas, il concentre. Il introduit l'esprit dans la mati\u00e8re, l'humain dans le r\u00e9el. C'est le bon parti qui lui permet de r\u00e9ussir d'admirables portraits, criants de v\u00e9rit\u00e9, puis de nous faire participer lyriquement, comme si nous y \u00e9tions, \u00e0 l'accomplissement, par exemple du \"sacrifice d'Abraham\". C'est un peintre complet et pas seulement dans le format de chevalet. Je lui pr\u00e9dirais volontiers un bel avenir dans le vitrail, la tapisserie, la mosa\u00efque. Il y dirait, comme en peinture tout l'essentiel, sans verbiage ni mani\u00e9risme, dans la clart\u00e9, avec \u00e9nergie et droiture.<\/p>\n<p>Maximilien GAUTHIER (Exposition du Cercle Volney, avril 1956)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1635 size-full\" src=\"http:\/\/www.pierre-isorni.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Critique-Rene-Barotte-180x300_BW_new.jpg\" width=\"180\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/pierreisorni.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Scan0001.jpg\">\u00a0<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0ISORNI UN CONSTRUCTEUR SENSIBLE\u00a0\u00bb\u00a0Sur cette toute jeune et charmante galerie de la rue Carnot \u00e0 Versailles, Pierre Isorni a r\u00e9uni un ensemble harmonieux de portraits, paysages, natures mortes et surtout de gouaches. 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